Vendredi 3 septembre 2010 à 23:35

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Au cours d'une certaine nuit, en plus d'avoir partagé de vieux souvenirs avec Mélanie concernant des écrits de mon blog antérieur, me rappelant combien je manquais d'assurance alors qu'elle semblait en déborder, ce qui forçait immanquablement mon admiration, un événement se produisit qui valut mon statut facebook de devenir "Okay, je ne comprendrai donc définitivement jamais rien aux mecs.". En effet, comme sorti de nul part, Nico, qui s'appelle en réalité Sjaban, m'a confié des sentiments dont je ne soupçonnait absolument pas l'existence, me prenant totalement au dépourvu. Ainsi, il semblerait que je me situerai peut-être bientôt dans la lignée d'Edith Piaf et Coco Chanel qui ont connu respectivement une romance avec un Marocain et un Anglais, Sjaban étant Turc. Cependant, ces deux grandes dames françaises au destin exceptionnel des plus inspirants, puisqu'ayant gravi de nombreuses épreuves et échelons pour parvenir à leur gloire, et ce en dépit que rien ne les y prédestinait, vivaient dans une époque différente de la nôtre. Contrairement à ce qui aurait pu sembler à priori, la surabondance de véhicules de communication rend aujourd'hui les romances d'autant plus insignifiantes, loin de celles, épiques, figurant dans "La Môme" et "Coco avant Chanel". D'autre part, je suis conscient de ma relative complexité, considérant que, si ce n'est pour l'espoir que, d'une manière ou d'une autre, la vie me réserve une trajectoire hors-du-commun, celle-ci ne vaut pas la peine d'être vécue, et ce alors que Sjaban me semble avoir les pieds cloués au sol, ne comprenant rien à ma plus grande passion et à ma nature rêveuse. Mais, malgré cela, je suis étrangement tenté de reproduire le comportement de Carrie avec l'homme étant l'équivalent en chair et en os d'une robe DKNY "You know it's not your style, but it's right there so you try it on anyway.". Après tout, je suis jeune, il ne s'agit pas d'une demande en mariage, et, je suis sûr que toutes les autres personnes ne se prennent pas autant la tête, ceci m'apparaissant comme la seule explication possible à tous ces couples qui émergent comme des champignons. D'un autre côté, je ne suis pas et ne souhaite absolument pas être Mr. Tout-le-monde...

Vendredi, après cinq heures de travail ayant débutées en matinée, je prends le train pour Anvers. Au sein de l'immense immeuble qui fait office de gare, alors que je l'attends assis sur un banc, un homme saoul s'approche de moi et engage la conversation, ce qui a le mérite de profondément me saouler, d'autant plus que ce dernier me retire de ma lecture du deuxième tome de Twilight. La suite des événements est tout aussi exaspérante puisqu'il me fait attendre trois quarts d'heure sous prétexte de files, écourtant encore davantage le temps que nous avons. Une épaisse couche de nuages couvre la ville lorsque nous entamons une courte promenade sur le "Meir", la rue commerçante renommée. Déjà ici, son comportement me rappelle combien il est en permanence distrait par tout ce qui se passe autour de lui, me rendant persuadé qu'il souffre d'une sorte de trouble de l'attention. Mais, tout semble léger avec lui, il n'y a pas de pression, c'est... nouveau, peut-être aussi parce que tout se fait dans une autre langue. Après un bref passage à son garage, Sjaban n'hésitant pas à me laisser de côté pour des appels ou des conversations de toutes sortes, nous nous dirigeons vers un certain cours d'eau, le long duquel il se stationne. Nous allons manger, ensuite nous nous rendons dans un nouvel endroit pour un verre, et nous finissons enfin au bord de ce cours d'eau, profitant ainsi d'une belle vue sous un ciel aux couleurs de soleil couchant. Le ton est désinvolte, on rigole beaucoup, et les seules gestes qu'il a à mon encontre sont un frôlement de mains, ou un bref moment de marche serré contre moi, ce qui n'est pas pour me déplaire. Dans le train pour Leuven de 21h51, je repense à cette journée comme un moment agréable, pas grandiose, mais non dépourvu de valeur pour autant.

Jeudi 2 septembre 2010 à 19:55

http://www.garethvanderstraeten.com/images/226.jpgBien que sur le calendrier ce soit toujours les vacances, en ce début du mois de septembre, le mauvais temps ainsi que les emplois du temps chargés mettent cela en doute. Emilie étant en pleine seconde session, Abir, ayant terminé la sienne, commençant son job de vacances, pas facile de trouver un créneau de libre dans les horaires respectifs. Mais, moyennant un peu de bonne volonté, cela est atteignable.
Mardi, soirée autour d'un verre avec Emilie, malgré que celle-ci devrait être en pleines révisions pour son examen de jeudi. Une soirée au cours de laquelle Emilie a ressaisi quelques souvenirs de ce travail incroyablement passionnant consacré au "plan de travail" de la secrétaire, ou encore de la "blond-attitude" de ses collègues étudiantes. Au cours de cette même soirée, devant notre souhait inexaucé d'aller à DisneyLand Paris, je lui ai lancé: "Bah, voilà ce qu'il te reste à faire, draguer un mec y travaillant sur amoureux.com." "C'est surtout le ticket de Thalys qui est cher." "... ET tu dragues un mec travaillant chez Thalys!" "... On se partage le boulot alors!". C'est également au cours de cette soirée que nous avons parlé films, entre autres (le très beau) Hero et (le très tordu) The Box, que j'avais été louer dimanche après-midi. Et parlant de DVD, mercredi, devant un après-midi sans le moindre plan, j'ai décidé de regarder pour la 100e fois Sex and the city, la première saison.
Le lendemain, rencontre avec ma fille préférée numéro deux, Abir. Après un bref passage dans une boutique de robes de mariée toutes plus ridicules les unes que les autres, direction le cinéma. Il est 14h40 et nous n'avons pas la moindre idée de ce qui s'y joue. Nous avons de la chance, à 15h20 il y a "The Switch". Une comédie romantique rassemblant deux de mes intérêts, New-York pour décor et le thème des relations. Aussi, Jennifer Anniston a définitivement quelque chose, cette lumière perçante dans son regard. La sortie de la salle est suivie par un petit tour dans la rue neuve pour y faire du repérage. En effet, le salaire qu'Abir percevra bientôt sera en partie consacré à quelques panoplies pour son trip au Maroc fin septembre où elle sera à nouveau réunie avec son amoureux. Après avoir vu bien plus de jolies choses qu'elle ne pouvait en retenir, direction l'Inno, rayon cosmétiques. Au nom de la recherche pour un parfum à offrir à son lover, nous essayons des fragrances masculines jusqu'à en perdre totalement le sens de l'odorat, s'aspergeant au passage mutuellement d'odeurs peu flatteuse. Très vite il est 18h30, temps de se diriger vers la gare, mettant ainsi fin à cette après-midi aux nombreuses confidences.

Dimanche 29 août 2010 à 11:26

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Mardi fut une journée dont le déroulement ainsi que la compagnie furent des plus familières, et pourtant je pris un énorme plaisir à la savourer. Après avoir été chercher Emilie à la gare, nous sommes rentrés pour s'adonner à une langue différente de notre langue maternelle, à savoir le Néerlandais. Une fois ses résumés et autres textes corrigés et peaufinés, nous étions libre de passer un après-midi tranquille. Une inscription rapide sur amoureux.com, site de rencontre sur lequel j'ai inscrit Emilie à son insu il y a voilà quelques semaines et qui a eu le mérite d'éradiquer sa réticence quant à ce type de véhicules, probablement grâce à son relatif succès. Quelques parties d'échecs qui se sont résolues systématiquement en victoire pour moi de part le manque d'expérience d'Emilie. Un essai avec les tatous temporaires qu'Emilie avait emmené avec elle dans son sac, très agréable surprise lui provenant de chez "New look". Et enfin, la location du chapitre final de "Le Seigneur des Anneaux", me rappelant une fois de plus combien cet imaginaire m'est cher, en particulier celui des elfes (en passant, cela m'a donné très envie d'acheter un accessoire tiré des films sur ebay - vous avez dit geek?).
Le lendemain, le contraste ne pouvait être plus fort avec ma journée passée aux côtés de ma chérie. En effet, après avoir dû faire un effort énorme pour encaisser le comportement et l'attitude infectes d'un responsable dans le rayon duquel l'on m'avait assigné, il m'a fallu faire face à l'impatience se lisant sur le visage de chaque client passant à la "caisse panier", tant ceux-ci étaient nombreux. Heureusement, les jours suivants se déroulèrent sans encombres, et ce malgré les longues heures et l'arrivée incessante de clients (probablement due à la rentrée imminente).
Lors de mes heures de temps libre, en plus de parcourir le nouveau Vogue qui est des plus excitants parce que mettant à l'honneur la capitale des capitales, Paris, tout en mettant en avant l'actrice magnifique et définitivement parisienne qu'est Marion Cotillard, j'ai commencé à regarder la série "Mad men". Alors que je porte soin à suivre les tendances de façon relativement proche, lorsqu'il s'agit des séries télévisées, je n'hésite pas à m'y intéresser avec une guerre de retard. Cette fois, bien que j'avais déjà lu des éloges sur cette oeuvre présentant une agence de publicités dans les années 60, traitant ainsi du tabagisme, de la condition féminine, de l'adultère, et autres caractéristiques de la société américaine de l'époque, c'est l'une des tendances de la rentrée qui m'a finalement convaincu de me lancer. En effet, les collections automne-hiver 2010-2011 ont mis à l'honneur la féminité façon années 50-60 et puisque cette série est extrêmement authentique, esthétique et stylisée, il n'y a pas meilleur moyen de plonger dans cette beauté redécouverte.

Samedi 21 août 2010 à 19:35

http://www.garethvanderstraeten.com/images/225.jpg{Prise au centre d'examen, photo "Margrittesque"}

Après un long vendredi à la caisse, le magasin restant ouvert jusque 21h ce jour-là, je me suis rendu à Bruxelles afin de passer la nuit chez Abir et pouvoir me rendre plus aisément à mon centre d'examen pour l'IELTS le lendemain matin. Toujours en ramadan, Abir n'avait pas encore dîné à 22h, heure à laquelle je suis arrivé chez elle. Nous avons donc pris la voiture pour le centre mais, suite au manque de places de stationnement et suite à l'heure tardive, nous avons fini dans un bar à pittas. Abir préparant ses examens, moi ayant commencé mon job d'étudiant, les occasions de se voir se sont faites plus rares. J'avais donc quelques éléments à apprendre d'elle. Il était passé minuit lorsque nous sommes repartis et, une fois rentrés, plutôt que d'aller se coucher, j'ai eu la mauvaise idée d'introduire le "Chatroulette" à Abir. Alors que celle-ci tombait immanquablement sur des personnes pratiquant l'autosatisfaction, je décidai d'aller me coucher. Le lendemain, non sans difficulté, j'arrivai au centre d'examen vers 9h pour y découvrir bon nombre d'autres personnes voulant évaluer leurs capacités en Anglais. Il était 16h lorsque la partie orale prit fin, me laissant avec un sentiment de joie intense, tant mes impressions étaient bonnes et le personnel aimable.

Quant à mon job, celui-ci se déroule pour le mieux lui aussi, mon expérience me conférant un avantage non négligeable et une assurance fort utile. Parmi les événements cette semaine, relevons:
- Les clients qui se plaignent des nouveaux caddys qui, selon moi, ressemblent à des berceaux fusionnés avec l'un ou l'autre ustensile cosmique.
- Mon prof de Droit de 2e année de bac aperçu dans les rayons.
- A mon attention: "Appelle De Wolf pour remettre cet article en rayon s'il te plaît" (au micro) "Monsieur De Wolf est appelé caisse une pour..." "C'est une madame!" (toujours au micro) "Madame De Wolf... Désolé." (éclats de rire tout autour)
- Une dame qui laisse accidentellement tomber une bouteille de jus en verre se brisant en milles morceaux au sol et qui, après s'être excusée, me demande si cette bouteille lui sera facturée... ? (même si je lui avais répondu par la positive, elle n'était pas vraiment en position de négocier)
- Avec le très gentil responsable caisse gay, un jeune caissier gay, et un employé d'un autre département l'étant peut-être aussi suite à la manière dont il m'a regardé, Abir a finalement peut-être raison de penser que "nous" envahissons la planète.
- Devant une personne à l'accueil ne parlant que Néerlandais, avec en prime un accent prononcé, les employés ont eu recours à mes talents d'interprète afin de comprendre que cette personne devait se rendre sur le toit pour une histoire de système d'aération.
- Une cliente qui voulait arranger une rencontre entre sa petite-fille et moi, photo à l'appui, car cette dernière commençait ses études à Louvain-la-neuve et n'y connaissait personne.

Mardi 17 août 2010 à 10:24

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Dimanche 15 août 2010 à 21:33

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300 articles déjà. Il semblerait qu'une véritable histoire se soit formée au fil du temps. Une histoire avec ses rebondissements, certains insignifiants, d'autres majeurs. Une histoire avec ses personnages, certains familiers, d'autres nouveaux. Une histoire avec ses décors, certains récurrents, d'autres instantanés. Et puis surtout, une histoire en perpétuelle évolution. Je pense aujourd'hui que, au-delà des avantages évidents tels que la beauté et la vivacité tant physique que mentale, la raison pour laquelle la jeunesse est considérée comme l'une des meilleures périodes d'une vie, est que celle-ci est caractérisée par un changement perpétuel. Car, avec l'âge, les choses ont tendance à devenir immuables, ce qui peut être source de profond désespoir si l'on n'est pas encore parvenu à la destination espérée au moment de l'arrêt.

Est-ce parce que la jeunesse m'apparaît comme un temps privilégié avec ses nombreux apprentissages et renouvellements, ou est-ce parce que je ressens un fort besoin d'écriture, celle-ci étant la plus aisée lorsqu'inspirée de sa propre existence, toujours est-il que la narration a pris une importance grandissante pour moi. Certains y voient une forme de narcissisme, d'autres une manière d'attirer l'attention, ou encore un manque de pudeur. Personnellement, devant la course infernale du temps emportant tout sur son passage, relater faits et pensées est un moyen de calmer ma névrose causée par notre impuissance face aux grains de sable s'écoulant sans arrêt dans le sablier. Notre condition est telle que chaque instant passé est un instant perdu, voilà notre sort commun à tous, mais, tout comme le peuvent les photos, les écrits peuvent nous ramener dans le passé quelques instants durant, nous procurant alors un sentiment étrange de triomphe sur le temps. Et bien qu'on ne ressente pas nécessairement le besoin de se replonger dans les événements du passé, il est rassurant de savoir que cette possibilité existe.

Samedi 14 août 2010 à 13:33

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J'ai toujours porté une admiration particulière pour les personnes jouant un instrument de musique. Les raisons à cela sont évidentes: un sens inné du rythme, une discipline infaillible, une certaine agilité des doigts. Parmi les instruments de musique existants, c'est le piano qui n'a eu de cesse de me fasciner, tant pour la beauté de l'objet en lui-même, que pour l'élégance que celui-ci confère à son joueur. Aujourd'hui, devant des chansons telles que "Sleep" de Azure Ray, "Bella's lullaby" tiré de Twilight ou encore "My love" de Sia, ma fascination n'a fait qu'accroître. Comme c'est si souvent le cas dans ce genre d'élan, la raison de mon initiative soudaine m'est inconnue. Peut-être est-ce l'engouement de Quentin et Sovanna qui semblaient visiblement très excités à cette idée et qui se sont donc précipités sur ebay pour me trouver un synthétiseur. Ou peut-être s'agit-il de ces nombreuses leçons disponibles gratuitement sur youtube sous forme vidéo. Toujours est-il que j'ai décidé de me lancer. Reste plus qu'à espérer que j'ai un minimum d'aptitudes et ainsi que la patience nécessaire afin que ce bel objet ne termine pas au grenier à accumuler la poussière.

Parlant d'ebay, depuis que ma maman a découvert cet outil il y a voilà de nombreux mois, celle-ci est incapable de s'en détacher. Des perles, des vêtements, des livres, elle y cherche et achète toutes sortes d'objets presque quotidiennement. Alors que mes frères et moi étions réticent à ce site, son expérience a eu le mérite de nous donner confiance. D'ailleurs, lorsque, devant le montant de mon éventuelle commande indispensable sur asos.com, j'ai constaté que je n'en avais pas les moyens, j'ai pensé à ce moyen pour revendre quelques jeux-vidéos pour lesquels j'avais perdu intérêt. Entretemps, ma commande est arrivée et j'en suis plus que ravi, celle-ci contenant une montre, une pochette et une veste militaire. Quant à ma vente aux enchères, je suis plutôt confiant pour son déroulement. Car oui, je n'ai pas attendu d'avoir l'argent pour réaliser mes achats, tout comme je l'ai déjà fait en anticipation de mon salaire de jobiste caissier. Comme l'a dit Abir qui partage ma nature à dépenser, c'est d'autant plus scandaleux que nous sommes engagés dans des études de gestion. Mais peu importe, j'ai abandonné depuis longtemps le combat contre le matérialisme et j'en suis même plus honteux, considérant que ce n'est pas un vice que de vouloir s'entourer de belles choses.

Mercredi 11 août 2010 à 16:58

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C'est un fait dont peu de gens ont connaissance, et pourtant il joue un rôle plus ou moins important dans nos vies. En permanence, nous libérons et percevons des phéromones, substances chimiques que nous captons de façon inconsciente et qui explique pourquoi nous pensons que certaines personnes sont dotées d'un "charme naturel", attirant inévitablement notre attention sur elles. Alors que les effets de ces nuages sans odeur sont plutôt limités, se cantonnant à une tendance accrue d'approche de certaines personnes, ceux des odeurs corporelles propres à chacun sont plus prononcés. En effet, ces odeurs, que nous percevons réellement sur les êtres qui nous sont proches, ont pour effet de nous apaiser, nous réconforter, nous donner un sentiment de sécurité...

Il y a l'odeur antérieurement si bien connue de D. que j'ai aujourd'hui entièrement oubliée mais qui m'est revenue dans un moment des plus improbables. Alors qu'il m'arrive de guetter certaines silhouettes ressemblant à la sienne, à chaque fois, mes doutes se révèlent être faux et je m'en sors sans trace. Ce jour-là par contre, alors que je me promenais dans les couloirs de l'Ikea de Zaventem avec ma maman et Kevin, je fus envahi par son parfum si particulier, un nuage qui me prit tellement à l'imprévu qu'il m'a forcé de m'arrêter sur place afin de ne pas faire un faux pas et trébucher. Telle l'obstruction de la vue causée par un débordement de luminosité, pendant un instant je ne vis plus rien, me laissant concentré sur ma respiration. Mais, contrairement à ce qui aurait pu se produire il y a quelques mois, ce fut vite oublié et je poursuivi ma promenade naturellement.

Il y a la fragrance de Stéphanie, cette jeune fille dont j'ai enfin compris ce qui lui valait d'attirer systématiquement mon regard vers elle: une certaine élégance innée qui s'exprime dans ses gestes, sa voix, et puis bien sûr dans ses tenues. Pour notre seconde rencontre, le décor était sa ville, à savoir Tournai. En descendant du train, je l'ai immédiatement aperçue, celle-ci se tenant aux côtés de sa soeur Adeline et d'une amie Virginie, tout en arborant un très beau sac habillant à lui seul. Après avoir mangé une salade pour certains, des pâtes pour d'autres, nous avons été visiter le superbe loft qu'elle partagera bientôt avec sa soeur aînée. Nous avons ensuite traîné dans la rue commerçante, avant de faire un bref arrêt au centre commercial pour un délicieux banana split. Bien que Stéphanie semblait en douter, Tournai m'est apparue comme une belle vie, presque touristique, avec son beffroi, sa cathédrale, ses ponts, ses places fleuries et son petit train de visite. Une belle journée qui s'est malheureusement terminée en pluie, mettant en doute mon choix d'une tenue entièrement blanche.

Il y a l'essence d'Abir, une essence qui passe presque entièrement inaperçue pour moi, tant elle m'est familière, tout comme on ne perçoit pas son propre parfum. Avant de partir pour Tournai mardi midi, j'ai passé la soirée de lundi en sa compagnie. Après qu'Abir ait mangé un plat de pâtes dans un restaurant égyptien nommé "Le Caire", on a rejoint son ami Ahmed dans un bar situé à proximité. D'autres hommes nous entourant fumant la chicha, ils ont commencé à parler dans leur langue maternelle, me laissant dans l'ignorance quant à leur sujet de conversation. Je me suis donc contenté de déguster mon thé, d'admirer le cadre, d'inhaler la fumée parfumée à la pomme, le tout m'emportant un an en arrière, à mon séjour dans le pays natif d'Abir. Le lendemain, après ma journée à Tournai, celle-ci est venue me chercher à la gare, me sauvant par la même occasion de la compagnie d'une femme accro à la bouteille. Après multiples petites courses, nous nous sommes rendus une seconde fois au restaurant égyptien tant celui-ci nous avait fait bonne impression. Avant de rentrer, un petit détour à la vidéothèque afin d'y louer deux DVD. Alors qu'Abir faisait des aller-retour sur Skype, je me suis installé, les bras autour des genoux, capuche sur la tête, devant "La Môme". Oeuvre dont je regrettais de ne pas l'avoir vue avant et qui m'a permis de réaliser une fois de plus l'étendue du talent de la magnifique Marion Cotillard. Toujours légèrement bouleversé par cette histoire hors du commun, je suis monté rejoindre Abir pour qu'on aille se coucher. Le jour suivant qui, en passant, signait le début du ramadan, s'est déroulé de façon tranquille. Durant la matinée, nous avons regardé "Volver", film dans lequel figure une autre grande actrice, pour que j'accompagne ensuite Abir chez son gynécologue, ceci me rappelant combien je déteste les hôpitaux. Abir étant forcée au jeûne, je me suis arrêté pour un plat "wok" dans la gare du midi, avant d'embarquer le train du retour.

Samedi 7 août 2010 à 16:56

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Later that day, I got to thinking about relationships.
There are those that open you up to something new and exotic.
Those that are old and familiar.
Those that bring up lots of questions.
Those that bring you somewhere unexpected.
Those that bring you far from where you started.
And those that bring you back.
But the most exciting, challenging and significant relationship of all
is the one you have with yourself.

And if you find someone to love the you, you love,
Well, that's just fabulous.
Ayant souvent à l’esprit les dernières paroles pleines de sagesse de Carrie dans la saison finale de Sex and the city, je me suis rendu au cinéma en solitaire mardi soir. Parce que contrairement à d’autres, j’admirent les personnes seules. Elles m’inspirent un sens d’indépendance, d’honnêteté, puisqu’elles osent admettre qu’elles n’ont pas besoin d’être entourées à tout prix, quitte à ce que ce soit d‘êtres peu intéressants. Et puisque les quelques êtres de valeur que l’on appelle "amis" au véritable sens du terme ne sont pas toujours libres, ces personnes peuvent s’en tenir à leur propre compagnie. Etant d’avis que rien n’est une fatalité, que nous sommes seuls responsables de notre comportement, je tâche de faire comme ceux pour qui j’ai de l’estime. J’ai été voir "The last aibender", film aux dialogues et jeux d’acteur peu convaincants, néanmoins sauvé par ses effets spéciaux. A la sortie aux alentours de 22h, devant attendre le train, je me suis arrêté sur la place, j’ai contemplé le ciel d’un bleu profond, les immeubles à l’architecture ancienne, et j’ai réalisé combien Leuven est une belle ville. Durant le trajet du retour, l’idée suivante m’est venue : Un jour, proche ou lointain, cette personne exceptionnelle viendra à moi et je dirai alors au revoir au célibat. Alors, plutôt que de discréditer mon statut, pourquoi ne pas en profiter pleinement, et le voir comme source de liberté sans limite?
Au cours de cette semaine, d'autres et moi-même nous sommes quelque peu isolés. Pour ma part, j'en ai profité pour entamer la préparation de l'IELST, pour poursuivre la lecture de Twilight, pour flâner sur le net, et surtout pour profiter du minimalisme qui émane de ma "nouvelle" chambre, un véritable havre de paix à mes yeux. Emilie quant à elle s'est consacrée à son travail de fin d'études qui la préoccupe de plus en plus. Et Abir, elle, c'est un c*nnard de rhume qui lui a forcé l'enfermement chez soi. Heureusement, notre isolement fut tôt ou tard rompu. Jeudi soir je me suis réuni autour d'un verre avec Emilie pour comprendre que je ne la verrais pas très souvent durant le mois à venir, et pour constater que mon autodétermination virait particulièrement fort au cynisme. Samedi, c'est tôt le matin que je suis parti à la rencontre d'Abir, l'occasion de humer cette odeur si particulière des matins d'été que je n'avais plus sentie depuis un bon bout de temps. Après avoir pris un petit-déjeuner marocain dans un salon de thé, en cours de route vers notre prochaine destination, j'ai réalisé que nous étions tous différents, et que ceux engagés dans une relation peuvent tout aussi bien envier les célibataires. Ca m'a rappelé également la capacité qu'a Abir d'être entièrement elle-même, peu importe ce que voudrait la convention. Une fois à l'Avenue Louise, on a été faire un tour dans la très belle boutique Mango où Abir a enfin trouvé un grand sac (visiblement les formats XXL ne sont plus tendance). Un peu plus tard, on est entré dans l'Inno où Abir s'est laissée prendre par une femme très (très!) enthousiaste du stand "Benefit" pour apprendre qu'elle est une "Eva", peace and love, et repartir avec un maquillage personnalisé. Quant à moi, j'ai été m'asperger longuement du nouveau Bleu de Chanel. Nous avons repris la voiture et nous sommes dirigés vers la rue neuve, à la recherche d'un sex shop se situant aux alentours. Au pas de l'entrée, on hésite, ça a l'air glauque, puis on se lance et on est mort de rire devant les bijoux anaux et autres gods. Grande lectrice, Abir achète un livre intitulé "L'art de donner du plaisir" contenant quelques illustrations très explicites. De retour dans la voiture, on parle fellations et positions avant de retrouver l'Avenue Louise où l'on se pose chez Haägen-Dazs.

Lundi 2 août 2010 à 17:34

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Les vacances apportent, main dans la main avec un énorme soulagement de pouvoir enfin se reposer et vivre à un tout autre rythme dépourvu de contraintes, un certain sentiment de crainte. La crainte que ce temps libre que l'on a attendu si longtemps se résolve en ennui. Pour éviter à tout prix cela, la plupart quittent leur décor habituel pour s'exiler dans un autre paysage, de préférence lointain et à hautes températures. Mais, pour ceux qui ont la chance d'avoir quelques amitiés formidables, un tel exil n'est pas nécessaire.

Un weekend entier passé avec une amie peut par exemple procurer une sensation d'évasion tout en étant chez soi. Vendredi soir, je me suis rendu chez Emilie où nous avons passé la soirée à regarder Secret story (Emilie étant une fan inconditionnelle alors que cela va à l'encontre de tous ses principes, ou du moins, ceux qu'elle avait jadis). Le lendemain midi, nous avons pris nos affaires et nous avons déménagé chez moi. Cette après-midi là, nous avons regardé "Le Seigneur des anneaux: La communauté de l'anneau", initiant Emilie à cet univers fantastique. La soirée quant à elle fut moins tranquille puisque passée en compagnie de Quentin, Loïc et Niel. Ce dernier nous a fait goûté au Goldstrike, boisson aussi infecte que fascinante de part sa composition de pétales dorés. Le lendemain, nous nous sommes intéressés au deuxième volet, à savoir "Le deux tours", avant de finir l'après-midi autour de quelques jeux de société.

Un trajet en train de moins d'une heure peut nous transporter dans une ville cosmopolite aux nombreux atouts, non seulement de part ses services mais également de part sa population diversifiée. Dimanche soir, j'ai retrouvé Abir afin que nous allions au You. Ce fut une soirée des plus plaisantes, non pas grâce à la musique, mais bien grâce au public varié. Les deux divas à l'accoutrement frôlant le ridicule, les mecs dansant torse nu sur le podium, l'homme un peu trop collant ayant jeté son dévolu sur moi, le travesti faisant du playback fascinant les personnes avoisinantes, les mecs s'embrassant outrageusement sur la piste de danse, les personnes familières de visage ou plus... avec pour résultat quelques photos et vidéos délirantes. Le lendemain, après un délicieux muffin en guise de déjeuner (bon, d'accord, je l'avoue, il y en avait deux), un petit tour à la rue neuve à la recherche d'un livre d'Anglais pour moi et d'un grand sac pour Abir (toujours sans résultat). Attendant le train de 15h57 avec pour seule compagnie un smoothie ananas-coco, j'échange quelques regards avec un homme très (très!) séduisant visiblement en plein acte de vente de voyage avec un couple d'un certain âge. Bien qu'il soit dommage que son numéro se soit prolongé au-delà de mon temps d'attente, cela m'a rappelé une autre raison pour laquelle j'aime tant la ville: On peut toujours y croiser un bel étranger.

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